Après l’intervention militaire de grande ampleur menée par les forces armées étasuniennes au Vénézuéla, une interdiction a été signifiée par le gouvernement des Etats-Unis aux compagnies aériennes dont les avions sont immatriculés dans le pays de ne pas voler dans l’espace aérien de la Caraïbe. Ce, pour une durée de 24 heures. Une mesure qui a évidemment des conséquences sur le trafic. Pour les compagnies régulières, telles que la Tradewind ou Cape Air qui desservent Saint-Barthélemy, mais aussi pour les jets. Ainsi, selon les informations recueillis par le JSB auprès des autorités aéroportuaires, plus d’une centaine d’appareils sont cloués au sol depuis ce matin. 65 sur le tarmac de l’aéroport international Princess Juliana de Sint Maarten et 44 sur la piste d’Anguilla.
A l’instar de leurs confrères des compagnies régulières (American Airlines, Delta Airlines, Jet Blue ou Spirit), les pilotes de ces appareils doivent attendre la levée de l’interdiction par Washington pour pouvoir reprendre les airs. A Saint-Barthélemy, des touristes venus célébrer le passage à l’année 2026 et qui voyagent à bord de ces jets doivent ainsi prendre leur « mal » en patience. Certains sont toutefois allés jusqu’à Sint Maarten en bateau, espérant pouvoir s’envoler vers les Etats-Unis dès ce samedi. Néanmoins, face à l’interdiction, ils sont revenus à Saint-Barthélemy jusqu’à ce que l’autorisation de décoller soit officiellement annoncée. Celle-ci pourrait intervenir dès ce soir, minuit.
Il est à noter qu'en raison de la fermeture de l'espace aérien aux compagnies étasuniennes en raison des activités militaires en cours, JetBlue a dû annuler environ 215 vols. De la même manière, Delta Airlines a annulé temporairement ses vols vers treize aéroport des Caraïbes.
