Une vague en approche, un danger imminent, des sirènes qui retentissent, des smartphones qui sonnent… Un scénario catastrophe auquel il est préférable d’être préparé. C’est la raison pour laquelle, depuis quelques années, un exercice dit « CaribWave » est organisé afin de vérifier que les systèmes d’alerte fonctionnent mais aussi que la population connaît les bons réflexes à adopter. Ce jeudi 19 mars, si l’île de Saint-Barthélemy ne participe pas directement à l’exercice régional « CaribWave », qui consiste en un scénario impliquant la menace d’un tsunami liée à une éruption volcanique du Kick’em Jenny (proche de la Martinique), des exercices d’évacuation vont toutefois concerner les écoliers de toute l'île et les collégiens de Gustavia. Avec un début d’alerte qui sera évidemment une surprise pour les enfants et adolescents.
Les deux sirènes de Gustavia ainsi que les haut-parleurs des établissements scolaires seront activés, le moment venu. Parallèlement, le système « FR alert » sera déclenché sur les téléphones des habitants de l’île. Aucune action ne leur sera demandée, puisqu’il ne s’agit que d’un exercice.
Comme chaque année, l’exercice a pour but de mobiliser les différents services territoriaux (Stis, Centre opérationnel territorial, sécurité civile, services de la Collectivité) et de l’État (Préfecture, gendarmerie) ainsi que les partenaires locaux pour tester les systèmes d’alerte et de communication, vérifier les procédures d’intervention et sensibiliser la population aux comportements à adopter en cas de risque. Une sensibilisation qui passe aussi par une démarche d’information de la part des habitants.
En effet, il est désormais possible d’obtenir tous les renseignements indispensables à une bonnes anticipation des risques naturels. Par le biais du site internet de Safe (www.safestbarth.fr) qui expose toutes les consignes en cas de risques naturels, du cyclone au tsunami en passant par le tremblement de terre ou les inondations. Un site sur lequel il est aussi possible de consulter le document d’information territorial sur les risques majeurs (Ditrim).
De plus, la Collectivité territoriale prépare la pose d’autres sirènes dans différents quartiers de l’île (Lorient, Cul-de-Sac et Grand-Fond pour les trois prochaines) ainsi que de panneaux dans certains endroits fréquentés par la population.
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Une fausse alerte lors d’une opération de maintenance
Quelques coups de fil de citoyens paniqués, d’autres qui n’ont rien entendu, les réactions ont été diverses et variées le vendredi 13 mars à la suite d’une fausse alerte aux risques naturels. En effet, lors d'une opération de maintenance du dispositif d'alerte cyclone et tsunami, la sirène a été déclenchée par erreur à Gustavia, vers 15h30, a expliqué la société responsable des installations. Un soupçon d’affolement qui a au moins permis de cibler les zones non couvertes par la sirène.
