Ils sont venus, ils sont tous là. Le jeudi 8 janvier, sur une petite terrasse aménagée du restaurant le Grain de Sel, à Saline, personne ou presque n’a voulu manquer la cérémonie de vœux du député de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. A tel point que Frantz Gumbs, accaparé par des discussions, tarde à débuter son discours. L’ambiance est donc détendue et micro en main, sa suppléante Mélissa Lake à ses côtés, le parlementaire peut donc commencer son allocution. Face à lui, le président de la Collectivité territoriale, Xavier Lédée, la sénatrice Micheline Jacques, le représentant du préfet, Joris Eberhardt, le président du conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE), Antoine Querrard, et d’autres… «Après 2026, il y a 2027 et il risque d’y avoir des législatives anticipées, attaque le député. J’espère pouvoir vous inviter pour vous dire si je suis candidat à ma succession. » S’il ne se prononce pas de manière prématurée sur cette question, il ne le fait pas non plus sur les élections sénatoriales de septembre 2026. Il glisse toutefois, jetant un regard à Xavier Lédée : « Dans nos démocraties vivantes, il est préférable d’éviter les candidatures uniques. » Une remarque qui ne manque pas de faire sourire l’assistance. Micheline Jacques comprise.
La difficulté à se projeter sur le plan national, une atmosphère politique « en France » marquée par, lance le député, « l’inaction, les incertitudes, l’instabilité, l’intolérance et l’outrance », « l’accélération brutale de l’histoire du monde qui s’est manifestée à Caracas », Frantz Gumbs expose nombre de ses pensées. Le député souligne toutefois « la chance » des îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. «Elles ont réussi à constituer un îlot de stabilité (…) et c’est l’intérêt supérieur de nos populations et de nos économies de préserver ces havres de paix relatives ». Relative, car le parlementaire relève des problèmes quotidiens et des difficultés récurrentes à surmonter. Il insiste sur le fait que la Collectivité « ne peut pas tout résoudre » et que certains sujets dépendent du travail accompli à Paris par la sénatrice et lui-même. Justice, sécurité, immigration, santé, éducation, autant de sujets abordés lors de son discours. Mais aussi ses actions auprès des ministères ainsi que ses travaux et ses collaborations avec d’autres parlementaires. « Je formule le vœu que nous sachions nous occuper le mieux possible de nous », a-t-il conclu.
