Le président du Medef Guadeloupe et du comité Outre-mer au sein du Medef national, Bruno Blandin, et le directeur de l’Union des entreprises Medef de Guadeloupe, Ryan Beaubois, ont été reçus à la Chambre économique multiprofessionnelle le jeudi 12 mars. Une rencontre à laquelle de nombreux représentants du monde professionnel de l’île ont participé. Le sujet des échanges était d’évoquer l’opportunité et les modalités de création d’un Medef à Saint-Barthélemy. Des questions qui ont été longuement débattues.
Le Medef, Mouvement des entreprises de France, est une organisation patronale, plus communément désignée comme le syndicat des patrons. Pour Bruno Blandin, cette visite à Saint-Barthélemy a permis de tâter le terrain. « L’objectif est de voir avec nos amis chefs d’entreprises s’ils envisagent de monter un Medef à Saint-Barth, explique-t-il. Ils se posent beaucoup de questions, ce qui est normal. Le Medef, c’est un syndicat patronal qui défend les entreprises. On n’est pas en concurrence avec les politiques ou les Chambres de commerce. » Toutefois, même si l'intérêt vis-à-vis de la création d'un Medef Saint-Barth s'est exprimée, des réticences, voire des méfiances, ont été formulées lors de la rencontre. Principalement sur l’intérêt de créer à Saint-Barth une antenne du Medef. « Pour être fort, il faut fédérer, assure Bruno Blandin. Pour cela, il faut des structures qui canalisent et qui portent une voix commune. Quand on monte à Paris, il ne faut qu’une personne qui parle. Et le Medef est un facilitateur qui dispose d’un réseau. »
Pour Jérémy Laplace, le président de la Cem, les échanges avec le président du Medef ont permis d’aborder des sujets d’importance. « Il y a déjà eu un rapprochement avec le Medef de Saint-Martin pour savoir s’il est utile de créer un Medef à Saint-Barth, explique-t-il. Nous allons consulter les chefs d’entreprises pour en discuter. » Toutefois, réunir les entreprises de l’île sous une même bannière est une tâche qui semble difficile. « La Cem accompagne déjà énormément les entreprises de l’île, elle est membre de la Fedom, ce qui nous permet de faire avancer les choses, rappelle Jérémy Laplace. Si, demain, un Medef se met en place, il faut qu’il récupère les spécificités d’un Medef qui n’empiètent pas sur celle de la Cem. Il ne faut pas créer des doublons ou une confusion. Il faut une cohérence. De là, tout l’enjeu de créer ou non un Medef à Saint-Barth. »
La réflexion est donc lancée. D’autres « temps de concertation » sont d’ores et déjà annoncés par la Cem.
