Jamaïque.
Une hausse de 890% des fraudes bancaires en ligne
Dans son dernier rapport consacré à la stabilité financière et publié le lundi 31 mars, la Banque de Jamaïque s’alarme de la forte hausse des fraudes bancaires en ligne. Ainsi, comme le souligne un article de l’Observer, il est mentionné dans le document que cette augmentation se mesure à hauteur de 890% depuis 2020. « Cette hausse de la cybercriminalité est devenue l’une des menaces émergentes les plus importantes sur le secteur bancaire du pays », écrit l’observer. Le rapport souligne que la hausse a principalement été relevée entre 2019 et 2023. La banque centrale attribue ce phénomène à la transition rapide vers les méthodes bancaires électroniques pour les transactions commerciales suite à la pandémie de Covid-19. Entre 2020 et 2023, le pays a donc enregistré une augmentation de 890,6 % de la fraude bancaire en ligne, soit une hausse de 330,6 millions de dollars par rapport à 2019 et aux années précédentes. Le rapport souligne également, explique l’Observer, que la fraude par carte de crédit et de débit était la plus répandue, représentant «en moyenne annuelle un peu plus de 69 % des 800 millions de dollars de fraudes totales signalées par les institutions financières », fin 2023. Ces fraudes étaient principalement concentrées dans les zones à fort trafic numérique, comme Kingston, Portmore et Spanish Town. Face à ces menaces croissantes, la banque centrale a indiqué que les banques commerciales ont mis en place des mesures antifraude renforcées et ont pris des mesures pour recouvrer leurs pertes. L'importance des poursuites et des mesures répressives faisant évidemment partie de l’arsenal de lutte contre ces infractions.
Bermudes.
Augmentation de 18,8% des salaires pour les parlementaires
Depuis le 1er avril, les députés et les sénateurs des Bermudes ont vu leurs rémunérations augmenter de 18,8%. Une hausse de salaire qui a été approuvée par l’assemblée législative dans le courant de la semaine dernière, comme le précise le Caribbean National Weekly (CNW) dans un article publié le 31 mars. « Le premier ministre David Burt a souligné que cet ajustement rendrait non seulement les postes politiques plus attractifs pour le public mais refléterait également la charge de travail et les responsabilités accrues inhérentes à la fonction publique », rapporte le CNW. Il a reconnu que les augmentations de salaire des élus suscitent souvent le scepticisme du public, mais a insisté sur le fait que « ces ajustements ne visent pas un gain financier pour les députés, mais plutôt une question d'équité et de reconnaissance de l'évolution des rôles et des exigences accrues pour ceux qui servent la population des Bermudes ». Grâce à cette augmentation, les sénateurs gagneront désormais 36.076 dollars par an, tandis que les députés recevront 73.555 dollars. Les salaires des autres fonctionnaires de l'Assemblée varieront de 3.625 à 184.152 dollars (premier ministre), selon leur fonction. Le premier ministre et le vice-premier ministre bénéficieront également d'une augmentation salariale, s'ils occupent également le poste de ministre des Finances. Le salaire annuel le plus élevé est celui du premier ministre, suivi par celui du procureur général (178.990 dollars) et le ministre des Finances (158.245 dollars, contre 122.768 pour chaque autre ministre). Il est à noter que la dernière augmentation salariale des ministres datait de 2009. Néanmoins, le chef de l'opposition, Jarion Richardson, a plaidé pour un report de l'augmentation salariale, soulignant les difficultés persistantes auxquelles de nombreux Bermudiens sont confrontés face à la hausse du coût de la vie. « Le prix du leadership, a-t-il déclaré, c'est de manger en dernier et de faire passer les autres avant soi-même. C'est un sacrifice. C'est la solidarité. »
Sainte-Lucie.
Lancement d’une enquête nationale sur les conditions de vie
Un article du Times News Online rapporte qu’une enquête sur les conditions de vie et le budget des ménages a été lancée le 25 mars. Celle-ci est menée par l’Office central de la statistique (CSO), en collaboration avec le ministère de l'Équité, de la Justice sociale et de l'Autonomisation, avec le soutien du projet «Données pour la prise de décision» de la Commission de l'Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO), le tout financé par le Groupe de la Banque mondiale. Le secrétaire permanent du ministère des Finances, du Développement économique et de l'Économie de la jeunesse, Paul Hilaire, a souligné l'importance de cette enquête, d'autant plus que les données post-COVID sont limitées. « Le moment est venu de collecter ces données, qui permettront d'évaluer l'impact des politiques mises en œuvre ces dernières années, notamment la révision du salaire minimum et son impact sur le ménage moyen », a-t-il déclaré. L’enquête doit permettre d'évaluer les niveaux de pauvreté, d'actualiser l'indice des prix à la consommation (IPC) et de recueillir des données essentielles sur les dépenses des ménages, la santé, l'éducation, la nutrition, le logement et les tendances démographiques. Anna Luisa Paffhausen, responsable du projet « Données pour la prise de décision » de l'OECO, a déclaré que Sainte-Lucie est le premier des trois pays de l'OECO impliqués dans le projet à mettre en œuvre l'enquête. Les deux autres étant la Grenade et Saint-Vincent-et-les-Grenadines. La collecte de données durera jusqu’en mars 2026, auprès de « ménages sélectionnés ».
Iles Vierges britanniques.
Une faculté de médecine dès juillet
Les Îles Vierges britanniques s'apprêtent à vivre un moment historique. En effet, le campus de Tortola de la faculté de médecine de l'Université des sciences de la santé de Ponce (PHSU) ouvrira officiellement ses portes le 28 juillet, ont annoncé des responsables universitaires et des représentants du gouvernement lors d'une conférence de presse relayée par le Caribbean National Weekly. Pour accueillir des étudiants, le nouvel établissement a obtenu les autorisations provisoires des deux organismes d'accréditation, ainsi qu'une licence provisoire du Conseil des licences d'enseignement supérieur des Îles Vierges, dépendant du ministère de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports. Selon les responsables de l'établissement, le programme a suscité un vif intérêt. Ainsi, plus de 900 candidatures ont été déposées pour seulement 50 places disponibles lors de la première promotion. À ce jour, 38 étudiants ont été admis, dont 60% originaires des États-Unis continentaux, 35% de Porto Rico et 5% d'autres pays. Seul un étudiant des Îles Vierges figure parmi les candidats admis. Les étudiants inscrits à ce programme de médecine de quatre ans effectueront leurs deux premières années de cours et de travaux pratiques à Tortola avant de rejoindre l'un des trois campus affiliés à la PHSU, à Porto Rico ou aux États-Unis continentaux, pour leurs stages cliniques. Le président de la PHSU, Gino Natalicchio, a expliqué que cette structure est conforme aux exigences d'accréditation définies par la Middle States Commission on Higher Education (MSCHE) et la Commission d'accréditation des facultés de médecine (ACCM), qui stipulent qu'au moins deux années d'études soient effectuées aux États-Unis ou dans un territoire étasunien. Afin de soutenir la participation locale au programme, deux bourses d'études couvrant l'intégralité des frais de scolarité seront accordées chaque année à des Virginiens ou à des résidents des Îles Vierges.
Haïti.
Une prison attaquée par des gangs, des centaines de détenus en fuite
Le grand quotidien du pays, Le Nouvelliste, rapporte l’attaque de la prison de Mirebalais (commune du bas plateau central) survenue dans la matinée du lundi 31 mars. Un assaut qui a permis à plus de 500 détenus de prendre la fuite, selon le journal qui explique : « Des bandits de Canaan, lourdement armés, ont investi la route nationale numéro 3 au niveau du Morne-à-Cabris, en passant par Trianon. Ils ont défilé, tiré à bout portant sur des maisons, des véhicules et des passants et libéré tous les prisonniers de la prison civile. » Par ailleurs, au moins quatre personnes auraient été tuées lors de l'attaque, selon Radio Métropole. Suite à ce raid violent, la police fédérale a annoncé le déploiement de plusieurs de ses unités afin de soutenir les services locaux face à la violence des gangs. Vendredi dernier, Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, a estimé que la situation en Haïti ne faisait que s'aggraver. Lors de la présentation de son rapport annuel sur la situation en Haïti, il a indiqué au Conseil des droits de l'homme de l'ONU que les gangs gagnaient du terrain dans la capitale Port-au-Prince et sa périphérie, et s'étaient emparés d'infrastructures vitales. Selon lui, les gangs s'unissent pour lancer des attaques et dépassent souvent en nombre et en puissance de feu les forces de l'ordre. Volker Türk a indiqué qu'entre le 1er juillet 2024 et le 28 février 2025, ses services avaient établi qu'au moins 4.239 personnes avaient été tuées et 1.356 blessées. William O'Neill, l'expert de l'ONU pour les droits de l'homme en Haïti, a déclaré au Conseil que la communauté internationale devrait davantage soutenir la force de sécurité dirigée par le Kenya pour renforcer la police haïtienne, en lui fournissant plus de personnel, d'hélicoptères, de véhicules et d'équipements.
Guadeloupe.
Un budget à plus de 970 millions
Réunis le lundi 31 mars en l’hôtel de Région de Basse-Terre, les conseillers régionaux ont entériné à la majorité le budget primitif 2025. Ce dernier est constitué de 467 millions d’euros en investissements et de 506 millions en fonctionnement. Interrogé par nos confrères de la 1ère, le président du conseil régional Ary Chalus estime que ce budget s’annonce comme «charnière » à plusieurs niveaux. « L’opposition nous dit que nous avons un budget d'austérité mais non nous avons beaucoup fait ces deux dernières années avec 320 à 350 millions d'euros d'investisements, a déclaré le président à la 1ère. Jamais une région n'avait fait cela. » Lors du vote, seul le groupe Péyi Gwadloup s’est abstenu. « Il y a beaucoup de chapitres qui sont en réduction budgétaire », analyse Loïc Martol, élu du groupe qui qualifie de « budget d’austérité » le document adopté le 31 mars.
Saint-Martin.
Une nouvelle taxe sur l’immatriculation des véhicules
Au cours de la réunion du conseil territorial du 26 mars, les élus de la Collectivité de Saint-Martin se sont prononcés en faveur de l’augmentation de la taxe sur les certificats d’immatriculation et sur l’instauration d’une éco-taxe. En 2024, la Collectivité a encaissé 944.000 euros grâce à l’émission de 3.656 nouveaux certificats, explique Le Pélican. Les élus estiment que la nouvelle éco-taxe lui permettra de doubler les recettes, rapporte le journal, qui précise : « A partir du 1er juillet 2025, le tarif du cheval fiscal passe de 36 à 50 euros. » Les conseillers territoriaux ont également supprimé l'avantage octroyé en raison de l'âge du véhicule.